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Mise aux normes du tableau électrique : ce que la loi impose
Commençons par la vérité qui dérange : dans un logement existant, la mise en conformité NF C 15-100 n'est pas obligatoire. Ce que la loi impose, c'est la mise en sécurité — six points précis. Le reste relève du choix, et ce choix se fait mieux en le sachant.
Ce que la loi impose réellement
Beaucoup d'entreprises vendent une « mise aux normes obligatoire ». C'est inexact, et nous préférons vous le dire plutôt que d'en profiter.
La norme NF C 15-100 s'applique de plein droit au neuf, aux extensions et aux rénovations totales. Sur une installation existante que l'on conserve, elle ne s'impose pas. Ce qui s'impose, c'est la mise en sécurité, définie par six points :
- Un appareil général de commande et de protection accessible — le disjoncteur de branchement, celui qui coupe tout.
- Une prise de terre fonctionnelle, avec un dispositif différentiel à l'origine de l'installation.
- Des protections contre les surintensités adaptées à la section des fils : un disjoncteur 20 A sur du 1,5 mm², c'est un fil qui chauffe avant que la protection ne coupe.
- Une installation adaptée aux salles d'eau : les volumes de sécurité autour de la douche et de la baignoire.
- Aucun matériel vétuste, inadapté ou accessible au toucher.
- Des conducteurs correctement isolés et protégés sur tout leur parcours.
Un tableau ancien qui coche ces six points n'est pas dangereux. Il est daté, et c'est différent. Nous vous dirons lequel des deux cas est le vôtre.
Et quand la NF C 15-100 s'impose-t-elle vraiment ?
- Construction neuve ou extension avec nouveau branchement.
- Rénovation totale de l'installation, avec mise hors tension et nouveau raccordement.
Dans ces cas, un contrôle Consuel conditionne la remise sous tension par Enedis. En dehors, personne ne viendra contrôler votre tableau — ce qui rend d'autant plus important le sérieux de celui qui l'a posé.
« Nous avions pris une entreprise locale pour refaire tout notre réseau électrique avec un tableau mis aux normes, et Quentin a remarqué qu'il y avait un problème. Il nous a tout de suite prévenus et nous a proposé une solution afin d'avoir vraiment un tableau électrique aux normes. »
Manuella · Avis Google, septembre 2026 · le lire en entier ↗Ce cas résume la page. Le tableau avait été facturé « aux normes » par une autre entreprise. Il ne l'était pas. Sans contrôle obligatoire derrière, c'est la parole de l'installateur qui fait foi — jusqu'au jour où quelqu'un regarde.
Les signes qui doivent vous alerter
- Des fusibles à cartouche plutôt que des disjoncteurs : on est sur une installation d'avant 1991.
- Aucune protection différentielle 30 mA, ou un seul différentiel pour tout le logement — au moindre défaut, toute la maison s'éteint sans qu'on sache d'où ça vient.
- Des circuits non repérés : personne ne sait ce que coupe quel disjoncteur.
- Un tableau saturé, sans emplacement libre.
- Des traces de chaleur, une odeur de plastique, un bornier noirci.
- Un différentiel qui déclenche sans raison apparente, de plus en plus souvent.
Ce que contient un tableau correctement fait
Les repères ci-dessous viennent de la NF C 15-100. Nous les appliquons même quand ils ne sont pas juridiquement exigibles, parce que c'est ce qui rend une installation lisible et sûre dix ans plus tard.
| Élément | Le repère |
|---|---|
| Interrupteurs différentiels 30 mA | Deux au minimum dans un logement, pour que tout ne s'éteigne pas d'un coup |
| Différentiel de type A | Obligatoire en amont de la plaque de cuisson et du lave-linge — et de la borne de recharge |
| Circuits par différentiel | Huit au maximum |
| Éclairage | 1,5 mm², disjoncteur 16 A, 8 points lumineux maximum |
| Prises de courant | 2,5 mm², disjoncteur 20 A, 12 prises maximum |
| Plaque de cuisson | 6 mm², disjoncteur 32 A, circuit dédié |
| Four, lave-linge, lave-vaisselle | 2,5 mm², disjoncteur 20 A, un circuit chacun |
| Réserve d'emplacements | 20 % de modules libres, pour ce qui viendra après |
Cette dernière ligne n'est pas une coquetterie de norme. C'est elle qui décide si, dans trois ans, ajouter une borne de recharge ou une pompe à chaleur coûte deux heures ou une journée.
À quoi ressemble un tableau bien fait

Deux coffrets côte à côte, six rangées, un interrupteur différentiel par rangée. Chaque départ porte son pictogramme : lave-vaisselle, sèche-linge, plaque de cuisson, éclairage, volets. C'est le détail qui ne coûte presque rien à la pose et qui change tout le jour où une protection saute — on sait laquelle, et pourquoi.
Regardez aussi les emplacements laissés libres. C'est la réserve dont parle le tableau ci-dessus : elle ne sert à rien aujourd'hui, et c'est elle qui décidera du prix d'une borne de recharge dans trois ans.
Autre chantier, à Rezé : l'ancien coffret n'avait qu'un seul interrupteur différentiel pour toute la maison. Voir les photos avant et après.
Ce qui fait le prix
Nous n'affichons pas de fourchette : trois choses, qui ne se voient que sur place, décident de tout.
| Ce qu'on regarde | Ce que ça change |
|---|---|
| L'état des fils qui arrivent au tableau | Des conducteurs sains se reprennent ; un isolant craquelé impose de tirer du neuf, et on change de chantier |
| Le nombre de circuits à reprendre | Remplacer un coffret en conservant les départs existants, ou tout reprendre et repérer, ce n'est pas le même travail |
| La présence d'une terre exploitable | Sans terre, il faut en créer une — piquet, boucle à fond de fouille — avant même de parler de protections |
À cela s'ajoute le périmètre : l'ajout d'une protection et d'un circuit dédié n'a rien à voir avec un tableau neuf. TVA à 10 % pour un logement de plus de deux ans, dans tous les cas. D'où la visite gratuite — c'est la seule façon de vous donner un chiffre qui tienne.
TVA à 10 % pour un logement de plus de deux ans. L'écart tient à trois choses : l'état des fils qui arrivent au tableau, le nombre de circuits à reprendre, et la présence ou non d'une terre exploitable. Ces trois points ne se voient que sur place — d'où la visite gratuite.
Vente ou location : le diagnostic
Si vous vendez un logement dont l'installation a plus de quinze ans, ou si vous le mettez en location, un état de l'installation intérieure d'électricité est obligatoire. Il est valable trois ans pour une vente, six ans pour une location.
Un diagnostic défavorable ne bloque pas la vente : il informe l'acquéreur, qui s'en sert pour négocier. Reprendre le tableau avant de mettre en vente se discute donc au cas par cas — parfois cela se récupère sur le prix, parfois non. Nous vous donnons le chiffre, vous faites le calcul.
Nous nous déplaçons gratuitement, nous regardons les six points de sécurité, et nous vous disons franchement dans quelle situation vous êtes : dangereuse, datée, ou parfaitement acceptable.
Votre projet
Une visite technique, gratuite, dans la semaine
Un devis sérieux ne s'établit pas au téléphone. Nous nous déplaçons, nous relevons, et nous vous remettons un chiffrage détaillé qui ne bouge plus.